Fruits Basket

lundi 7 février 2005 par sana-chan


Tôru Honda, jeune lycéenne généreuse et volontaire, est orpheline et doit travailler en tant que femme de ménage pour survivre. C’est en rentrant dans sa fragile demeure (une tente où elle vit depuis près d’une semaine) qu’elle rencontre Yuki (un jeune élève de sa classe) et Shigure Sôma qui, pris de compassion, lui proposent de venir vivre dans leur maison. Tôru accepte, enchantée de partager le même toit que le révéré Oujisama (« le Prince »), le plus beau et le plus mystérieux garçon du lycée. Mais l’intrigue se complique lorsqu’arrive Kyô Sôma, le cousin de Yuki, qui fait une entrée fracassante dans la série : alors que Tôru l’enlace accidentellement il se transforme en chat, de même, au contact de la jaune fille, Shigure est changé en chien et Yuki en souris…
Fruits Basket a connu un succès au-delà de toute attente. Numéro 1 des ventes de shôjo au Japon, élu meilleur animé japonais 2001, le générique est même classé parmi les meilleuvres ventes durant la même année, le panier de fruits a séduit tout le monde et je ne serai pas une exception. Produit par le Studio Deen qui sortit de nombreux succès tels : Hunter X Hunter, Rurouni Kenshin ou encore You’re Under Arrest, l’animé était très attendu. De plus, Seji Muto y signe des musiques douces et acidulées qui ne cesseront de trotter dans votre esprit.
Alors que le manga se voulait essentiellement shôjo, l’animé se trouve être le fruit de nombreux mélanges : shônen (avec les continuels combats entre Yuki et Kyô) et également yaoi… (ne vous étonnez pas si vous trouvez quelques petites allusions homosexuelles dans l’œuvre !), mélange qui rend l’œuvre quasi-clampienne. ^_^
Cependant, ne vous contentez pas de voir seulement l’animé. En effet, celui-ci n’illustre les aventures du manga que jusqu’au tome 8 ou 9. Et au Japon est sorti le tome 12 ! Natsuki Takaya nous réserve encore de nombreuses surprises !


Tôru Honda : Gentille, généreuse, ouverte, excellente maîtresse de maison, elle semble n’avoir que des qualités. Ayant perdu ses parents, elle retrouve une seconde famille en habitant chez les Söma. Cependant, au fil de l’histoire, la personnalité de Tôru peut décourager les plus audacieux. En effet, elle paraît sortie tout droit d’un conte de fée façon Disney, avec son romantisme languissant, ses idéaux solides et sa gentillesse excessive qui s’exaspère jusqu’à la bêtise. Or, elle va devenir la clef de voûte de la famille Sôma, l’ « onigiri » (la boulette de riz) qui parviendra à apporter chaleur et espoir dans ce cocktail acidulé de fruits.
Yuki Soma : L’Oujisama est beau, très beau, intelligent, très intelligent, le type même du bishônen au sexe ambigu. D’ailleurs on lui offrit même une robe qu’il porta toute une journée avec beaucoup de honte (et on le comprend !). Renfermé et mystérieux, il deviendra très proche de Tôru et commencera à s’ouvrir progressivement aux autres en acceptant ses responsabilités. Idole du lycée, il possède un fan club constitué entièrement de filles (quoique certains garçons succombent également à son charme !) et qui ont juré de détruire toutes leurs rivales ! Il est maudit par le signe zodiacal du rat et s’entend ainsi très mal avec Kyô.
Kyo Soma : Il est l’exact opposé de Yuki : querelleur, râleur, lunatique…Cependant, ses défauts lui permettent d’être accepté par les lycéens qui le considèrent comme leur égal, alors que l’oujisama (à son grand regret) est perçu comme une icône parfaite et indétrônable. Kyô n’a qu’un seul but dans la vie : celui de provoquer Yuki et de le battre à la force des poings (duels qu’il n’a cessé de perdre jusqu’alors ^_^) car il est maudit par le chat, et ne supporte pas la souris, qui, d’après lui, est responsable de tous ses malheurs. Mais au contact de Tôru, le chat sauvage va s’amadouer, réussir à contrôler ses pulsions destructrices et exprimer ses sentiments.
Shigure Soma : Dernier habitant de la maison où vit Tôru, il est responsable de ses deux petits cousins querelleurs. Bien qu’il soit beaucoup plus âgé qu’eux et qu’il exerce déjà une profession, Shigure a des activités pour le moins immatures. Très porté sur les lycéennes et ne cessant de titiller l’amitié qui lie Yuki et Kyo à Tôru, il adore torturer (gentiment) ses proches, à l’instar de la pauvre jeune femme qui vient lui prendre ses pages pour les publier (en effet Shigure est écrivain) et qui subit mille humiliations avant de pouvoir enfin mettre la main dessus. Maudit par le signe du chien, il sait pourtant veiller sur ceux qu’il aime et adoptera très vite Tôru.


Le Zodiaque chinois (JUNNISHI)

Vous l’aurez compris, derrière le shôjo lumineux de Natsuki Takaya, se profile un épineux sujet : celui des signes zodiacaux chinois. Pour tous les laissés-pour-compte de l’animé, perdus dans les labyrinthe du jinnkan, ne vous inquiétez pas, ici se trouve la solution de tous vos problèmes ^_^ :
Le conte enfantin de Tôru :
Dès le début de l’animé, Tôru nous fait part de ce conte que sa mère lui avait raconté lorsqu’elle était enfant et qui l’attrista au plus haut point. Encore impressionnable, la jeune fille voulut à tout prix devenir la première supportrice du signe du chat, En effet, telle est cette histoire :
« Il y a bien longtemps, Dieu a dit aux animaux : « Je vous invite à une fête demain. Ne soyez pas en retard. » La souris malicieuse dit à son voisin le chat que la fête aurait lieu le surlendemain. Le lendemain, tous les animaux se rendirent à la fête. La souris fit le chemin sur le dos de la vache et arriva la première à la fête. Tous s’amusèrent jusqu’au lendemain … à l’exception du chat, trompé … »
Ainsi fut racontée l’histoire à Tôru. Dans la légende dit-on aussi que durant cette fête (constituée en l’honneur de la mort de Bouddha), les animaux présents furent récompensés par Dieu qui les fit régner chacun sur une année lunaire. Ainsi la jeune fille, prise de compassion pour le chat trompé et exclu des signes zodiacaux, tentera avec ardeur, dans le manga, de lui faire retrouver sa place dans le junnishi.
Les animaux du zodiaque chinois :
Telle est la seule difficulté que peut rencontrer un novice de Furuba : la classification du zodiaque chinois. En effet, celui-ci est totalement différent de nos poissons, capricornes et autres gentilles espèces que nous avons pu retrouver avec joie dans Saint-Seiya.
En Chine, à chaque année lunaire est attribuée un animal. Cette attribution se fait de manière cyclique, et lorsque tous les signes (au nombre de 12) ont été donnés, on recommence un autre cycle. Ainsi, les chanceux nés en 2003 appartiennent au signe de la chèvre et ceux de 2004 seront marqués du signe du singe.
Au nombre de 12, tels sont, dans l’ordre, les animaux faisant partie du junnishi :
Le rat (NEZUMI), le boeuf (USHI), le tigre (TORA), le lièvre (USAGI), le dragon (RYUU), le serpent (HEBI), le cheval (UMA), la chèvre (HITSUJI), le singe (SARU), le coq (IORI), le chien (INU), le cochon (BUTA).
Et le chat (NEKO) est ainsi exclu du zodiaque asiatique…
Un certain anathème a été jeté sur le clan Sôma, dont certains membres (hommes comme femmes) sont maudits par le junnishi. Une simple étreinte avec le sexe opposé ou une période de fatigue ou de faiblesse suffit à les changer en animaux du zodiaque chinois. Une personne ne peut être possédée que par un seul animal. Ainsi Yuki est maudit par la souris, Kyô par le chat…
Les 12 animaux du junnishi ne sont pas présentés dans l’animé, à l’inverse du manga qui a mis en place tous les signes du zodiaque.
Les libertés prises dans Fruits Basket :
Natsuki Takaya a pu détourner le junnishi pour nous offrir une œuvre plus drôle privilégiant l’effet de surprise. En effet, le dragon du zodiaque se révèle être un hippocampe (un dragon de mer) et le cochon un sanglier. Par ces quelques modifications, l’auteur tente de jouer sur la différence entre l’animal et l’être qui est maudit (un peu comme Ryôga Hibiki de Ranma ½ qui tente de jouer le gros dur et qui se transforme en mignon petit cochon ! ^_^), contrastes qui se révèlent être véritqblement hilarants !
Ainsi, nous avons pu remarquer qu’à chaque année lunaire était attribuée un signe zodiacal. Mais nous savons que Tôru, Kyô et Yuki ont le même âge… mais que Yuki est du signe du rat et Tôru du signe du chien… c’est dans le site de petite prune (http://membres.lycos.fr/petiteprune/index2.html) que j’ai pu trouver un semblant de réponse. En effet, cette passionnée de Furuba nous indique qu’en fait, outre le cycle annuel du junnishi, la journée même serait divisée en signes zodiacaux : chaque animal gouvernerait deux heures par jour. Ainsi selon l’heure à laquelle naît un enfant, il peut être rat, chien, lièvre … tel peut être expliqué les différents signes zodiacaux entre Kyô, Yuki et Tôru.

Junnishi Oriental et Junnishi de Furuba (Spoilers)

Comme nos signes zodiacaux occidentaux, les animaux du junnishi possèdent différentes vertus qui déterminent leurs caractères ainsi que celui des êtres nés sous leurs signes. Ces caractères peuvent résulter d’épisodes mythologiques, comme celui du coq : le coq est symbole de paix en orient, car il y a bien longtemps, en Chine , les coqs avaient investi les tambours de guerre pour s’y nicher, il était donc devenu impossible de les faire retentir.
Nous pouvons donc comparer les attributs des signes zodiacaux chinois aux caractères des membres maudits de la famille Sôma :
- le rat : bien qu’il ait été un véritable fléau au Japon, la capacité de survie d’un rat, son instinct est admiré par les japonais. Le jour du rat est également consacré à la vénération de Daïkoku, dieu des richesses. Cet animal est généralement intelligent et opportuniste accédant facilement par toutes sortes de moyens aux faveurs et à la prospérité. Ainsi, le rat de la fable ment au chat pour l’éloigner de Bouddha et voyage sur le dos de la vache avant de la trahir et arriver le premier à la fête. Or Yuki, s’il paraît très condescendant à l’égard de Kyô au début de l’œuvre, commence à changer et devient compréhensif. Certes, il est intelligent mais il n’est ni mesquin, ni opportuniste, ce qui contraste quelque peu avec le mythe.
- le bœuf : aidant l’homme aux travaux de la terre, il symbolise le printemps, la force en contradiction avec la naïveté et la gentillesse. Ainsi, le rat voyageant sur son dos, profita de sa force pour arriver le premier à la fête. Cette gentillesse aveugle lui confère une naïveté qui est souvent considéré comme un défaut. Ainsi, Hastuharu Sôma, possédé par le signe du bœuf, souvent traité d’idiot, se battra pour prouver son intelligence, que Yuki, approuvera.
- le tigre : être surnaturel, il est l’emblème de la force et de la cruauté. Dans l’œuvre, le tigre qui mord avidement Tôru n’est autre qu’une adorable jeune fille, du nom de Kisa, timide et renfermée. On appréciera la totale opposition entre le mythe et le personnage !
- le lièvre : il symbolise la longévité, puisque dans la croyance orientale, il peut vivre jusqu’à 500 à 1000 ans ; associé à la lune, il est talentueux et réservé. Ce qui est totalement faux, chez Momiji Sôma qui est un petit garçon extravagant, qui confiera volontiers ses secrets à son amie Tôru.
- le dragon : il est le symbole du bonheur (voir le symbole impérial pour le dragon à 5 griffes !) et de la bienveillance. Il est le signe le plus aimé du zodiaque puisqu’il n’apporte que des qualités. En revanche, Hatori Sôma, notre hippocampe n’étant pas un véritable dragon volant (puisqu’il est un dragon de mer) est différent et rencontre des nombreux malheurs.
- le serpent : son caractère est très proche de celui du rat (nul doute alors que Yuki et Ayame soient frères !) : opportuniste et volontaire, il emploiera tout les moyens, de la séduction à la trâtrise pour parvenir à ses fins ! Toutefois, à l’instar de Yuki, Ayamé Sôma est un personnage lumineux et positif, contrairement à la légende, ou plutôt, il tente de devenir meilleur puisque l’image brossée de l’ancien Ayama et celle d’un être égoïste et séducteur, qui va peu à peu se transformer pour privilégier l’amitié et la famille.
- le cheval : il n’arrive que 7ème à la course puisque le serpent mesquin, glissant entre ses jambes lui a fait faire un grand écart qui le retarda beaucoup. Il symbolise la vaillance et l’endurance, la grandeur et la luminosité et est ainsi admiré de tous les signes du zodiaque. Rin Sôma est ainsi quelqu’un de très libre et franche, belle et lumineuse, qui va captiver les personnages de Fruits Basket.
- la chèvre : gentille et indolente, elle va souvent être sacrifiée en l’honneur des dieux et symbolisera ainsi la piété et le dévouement. Hiro Sôma, jeune enfant, mausdit par le signe du mouton, sera également à l’opposé de la fable. Rebelle et parfois mesquin il prendra un malin plaisir à « torturer » Tôru !
- le singe : très intelligent, il est toutefois versatile et s’oppose au rat qui se concentre sur un seul objectif. Très changeant, il est toutefois populaire. Ritsu Sôma a ainsi du mal à se concentrer sur ses objectifs. Indécis et hésitant sur les démarches qu’il doit faire, il est semblable au signe du junnishi.
- le coq : symbole de paix, c’est un être perfectionniste volontaire et orgueilleux. Kureno Sôma est maudit par le signe du coq mais semble être l’exact opposé de cette description : timide, maladroit et gentil, il n’arrive que très tard dans le manga de Natsuki Takaya.
- le chien : comme la vache, c’est un être gentil qui privilégie l’amitié. Il est également le protecteur des enfants et comme eux est insouciant et joueur, ayant beaucoup de mal à se concentrer. Si Shiguré Sôma entretient son image d’homme futile et drôle, il s’étoffe au fil de l’œuvre pour découvrir une personnalité réfléchie et grave !
- le cochon : gourmant et indolent, il arrive en bon dernier à la course pour aller voir Buddha. Cependant, son indolence en fait un être sympathique et bénéfique. Nous ne pouvons pas véritablement comparer Kagura Sôma et le symbole du cochon puisque Kagura est un sanglier dont les attributs sont complètements différents de ceux du cochon. En effet, le sanglier est sauvage, et donc colérique et versatile : ce qui caractérise plus le caractère de la jeune fille. Et enfin l’exilé du clan Sôma, le chat est un être à part. En effet, il fait partie des ces animaux (avec le blaireau, le corbeau et le renard) qui disposent de pouvoirs surnaturels qui peuvent les faire craindre par nuit noire.
- le chat : mystérieux, il est soit symbole de bienveillance (les bibelots en forme de chats dans les maisons orientales sont des signes de bienvenue) et est présent dans les temples pour protéger les manuscrits sacrés soit il inspire frayeur et étonnement, car la légende raconte qu’il a des pouvoirs surnaturels. Kyô Sôma a ainsi un double visage : un visage humain, et un aspect beaucoup moins « naturel » plus effrayant (je n’en dirai pas plus !^_^)
Le junnishi a ainsi inspiré quelques mangas, autre que Furuba, comme Et cetera : dont la jeune héroïne possède une arme nommée l’Eto-Gun qui fonctionnera avec l’essence des animaux du zodiaque chinois : quelques peaux de serpents, des résidus de vache et une puissance phénoménale se dégagera de l’engin.

Les Seiyû

Il est étonnant de comparer les différentes voix auxquelles les Seiyû ont prêté leurs talents ! Si en écoutant les voix de Furuba, vous vous êtes dit… tiens j’ai déjà entendu ça quelque part… et bien c’est normal : certains seiyû de Furuba ont participé au doublage des personnages de Love Hina, d’Evangelion …
La voix gentille et acidulée de Tôru Honda est l’apanage de Hori Yui, qui fit de nombreux doublages avec dans un tout autre registre la pétillante et vivace jeune fille dont les Naru Naru Punch devinrent célèbres : Narusegawa de Love HIna, ou encore la mignonne et kawaii Ayu Tsukimiya de Kanon (vous vous souvenez, celle avec son serre-tête rouge ! ^_^) sans oublier bien sur, la fringante Shiina Yuya, la chasseuse de primes de Samurai Deeper Kyo, ainsi que des doublages dans Spiral et dans Sister Princess.
Notre « baka neko » préféré Kyo Sôma est doublé par le très demandé et célèbre : Seki Tomokazu qui s’illustra également en prétant sa voix au roi de Fanelia Van Fanel, dans la vision d’Escaflowne ou encore Toya le frère mystique de l’attrapeuse de cartes Sakura et Chichiri : le moine aux étranges pouvoirs dans Fushigi Yugi ou encore le héros sur son cheval blanc ; Rumina Asagi dans Tokyo Underground.
Notre « ojousima » des cours de récré, la kawaii nezumi Yuki Sôma est doublé par Hisakawa Aya (qui en passant est une fille ! Ce qui nous rend notre Yuki encore plus androgyne !) qui donna de la voix dans Sailor Moon et doubla Mercury miaula pour Kerberos dans Card Captor Sakura, doubla la rivale Arimi Suzuki dans Marmelade Boy et Chloé dans Noir, s’illustra dans le doublage de la fringante et mignonne petite sœur : Skuld dans Ah Megami sama, la pulpeuse Mune Mune dans Abenobashi Mahou Soutengai, et la mignonne et bronzée Amara Su dans Love Hina Le cousin écrivain sadique et drôle Shiguré Sôma est doublé par Okiayu Ryoutarou qui doubla l’adolescent chanceux à lunettes Urashima Keitaro dans Love Hina ainsi que Yuu dans Marmelade Boy ou encore le nouveau venu dans la sphère de l’animé : le très beau et très charismatique Dark dans Dark Angel et également le grave et imposent capitaine de Tennis no Oujisama : Tezuka Kunimitsu.
Notre petit sanglier, Kagura Sôma fut doublée par l’énergique Mitsuishi Kotono (dont les interprétations comiques en font une seiyuu de génie !!) qui ne nous est pas inconnue puisqu’elle prêta sa voix dans Evangelion à la jolie Misato, ou dans Noir à Mireille Bouquet, se mit dans la peau de la reine Serenity et chibi chibi dans Sailor Moon ainsi que de la folle Excel de Excel saga
Pour Hatori Sôma, le docteur, souvenez vous de Inoue Kazuhiko qui s’illustra dans X sous la peau de Yuuto Kigai ou encore Hanata Kakashi dans Naruto.

Conclusion

Dessin : 15.5/20 : Au premier abord, les planches de Natsuki Takaya semble jolies tout en étant imprécis : les traits sont fins et allongés, ils frappent hélas parfois par leur inexpressivité. Les bishôunen se ressemblent terriblement, les mains, comme les pieds paraissent avoir donné plus de mal à la mangaka. Cependant, les scènes d’action, façon carnage de Kagura, sont très bien réussies. Les premiers tomes de Furuba montrent une certaine imprécision : les traits sont inégaux, parfois très beaux parfois un peu brouillons. Cependant, à la décharge de la mangaka, nous pouvons remarquer qu’au fil des tomes, son trait s’épure, se magnifie. Les personnages se ressemblent toujours autant, mais leurs yeux ainsi que leurs mouvements gagnent en expressivité. Les personnages dans l’animé ont des traits légèrement différents et chacun développe des traits originaux, ainsi Yuki me fait parfois réellement penser à une souris ! Ils sont très réussis, seule Tôru avec ses grands yeux écartés (et j’ai encore du mal à m’y habituer !) fait exception à la règle. D’aucuns diront que c’est pour symboliser sa douce naïveté, ce qui, à mon humble avis, ne justifie pas l’inesthétisme de son visage !
Fun : 16/20 : Que voulez-vous… On rit dans Furuba ! Certes ce ne sera pas un gros rire gras comme pour Nori Taka ou un rire inextinguible comme pour Jungle Wa Itsumo Hale Nochi Guu ou Kodomo no Omocha. Mais c’est drôle ! Les galeries de personnages secondaires sont excellentes. La relation Shiguré-Ayamé m’a faite mourir de rire. Bon il est vrai qu’à un moment on peut se lasser des mimiques de Tôru qui ne comprend jamais rien et se fait tout le temps avoir (heureusement qu’elle a deux chevaliers servants et deux amies fidèles sinon on doute réellement de sa capacité de survie !) mais grâce à Hiro Sôma, vous pourrez la voir tournée en bourrique, cependant dans les mangas suivants, Tôru devient de plus en plus motivée et adulte et donc l’histoire devient plus intéressante. Dans l’animé, comme dans les tomes parus en France, la jeune fille généreuse et si gentille affadit quelque peu l’intérêt que peuvent porter certains novices à l’œuvre, cependant, elle va grandir, prendre des risques, se jeter sur Yuki (arf, non ce n’est pas vrai !^_^) bref, devenir une super Tôru ou une bad-Tôru, pour notre plus grand plaisir !
Histoire : 16/20 : L’histoire est assez originale avec la malédiction des animaux, la transformation des personnages (même si Rumiko Takahashi en avait déjà eu l’idée dans son mythique Ranma ½) cependant elle s’essouffle quelque peu vers la fin. L’animé a recours a une fin brutale de dernière minute pour faire rebondir la série qui s’achève également brutalement, laissant le spectateur sur sa faim.
De plus, la malédiction de tous les Sôma est décrite en long et en large, suivant un schéma assez redondant : le rythme de l’animé est assez prévisible : un nouveau personnage est inséré par épisode, mais on ne s’en rend vraiment pas compte, et l’animé devient vite passionnant. Cependant, les personnages sont très approfondis, derrière leurs masques souriants se profilent des questions sombres et sérieuses qui toucheront les adolescents comme les plus âgés : l’ouverture aux autres, l’exclusion, l’attitude face à la mort … à l’humour se mêle subtilement le drame, nous forçant parfois à nous poser des questions.
Intérêt Global : 80% : On peut comprendre que certaines personnes aient été déçues par Fruits Basket, trop acidulé, trop sucré, à l’image de l’héroïne Tôru Honda. Cependant l’animé a un charme mystérieux, provenant des personnages secondaires, de l’intrigue… un charme qui pousse à fredonner le générique, à manger des onigiris, à revisionner les animés et tourner frénétiquement les pages du manga qui mêlent avec subtilité comique et drame. Cependant, Tatsuki-sensei se refuse à classer son œuvre dans la catégorie comédie.
En effet, ne vous y trompez pas, la malédiction des Sôma n’a rien de comparable avec celle de Ranma ½ par exemple : un peu d’eau chaude, et tout revient à la normale ! Non, l’anathème qui frappe cette famille est plus sombre, plus mauvais, et au fur et à mesure que l’œuvre s’écoule, Tôru nous fait entrer dans un univers de mort et de frustration dont Akito et Kyô Sôma sont les plus touchés.
Mais, finalement, la malédiction des Sôma n’est qu’une métaphore : celle du rejet d‘autrui, pour Akito, les êtres extérieurs, les inconnus, sont inférieurs. Le but de l’auteur était bien de montrer les terribles conséquences de l’intolérance et de l’exclusion : Fruits Basket prône des valeurs positives et lumineuses, tel un hymne à la tolérance et à l’amitié.

Auteur

Natsuki Takaya (ce nom est un nom de plume : un pseudonyme) naît un 7 juillet à Tanabata au Japon. C’est en voulant copier sa grande sœur qu’elle se lance dans la conception de mangas. Comme tous les débutants, elle publie d’abord des histoires courtes. Sa première publication date donc de 1992 dans le magazine Hana To Yume.
Mais c’est véritablement avec Fruits Basket (prononcer Furutsu Basuketto ^_^) qu’elle devient célèbre. En effet, le manga connaît un énorme succès, atteignant son paroxysme avec l’obtention du prix Kôdansha Manga Award 2001, qui couronnait la catégorie Manga Shôjo. Devant l’incroyable renommée que rencontre Furuba (nom intimiste donné par les fans à la série), le studio Deen décide de produire la version animée de cette œuvre.
Actuellement, au Japon, vient d’être publié le tome 11 du manga alors que Delcourt nous offrira bientôt le tome 6. Natsuki Takaya n’a pas achevé son œuvre maîtresse et n’a donc pas fini de nous émerveiller.

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