Dans un Japon futuriste régi par l’Internet, le major Motoko Kusunagi, une femme cyborg ultra-perfectionnée, est hantée par des intérrogations ontologiques. Elle appartient, malgré elle, à une cyber-police musclée dotée de moyens quasi-illimités pour lutter contre le crime informatique.
Le jour où sa section retrouve la trace du ’Puppet Master’, un hacker mystérieux et légendaire, la jeune femme se met en tete de pénétrer le corps de celui-ci et d’en analyser le ghost dans l’espoir d’y trouver les réponses à ses propres questions existencielles... Dossier très personnel sur cette oeuvre magistrale.
Cette oeuvre est, selon moi, tout à fait particulière. Les raisons en sont nombreuses et ne seront explicitées clairement qu’à la fin du texte, en sorte de conclusion si vous voulez, en effet je vous parlerez d’abord des points habituels que l’on doit aborder pour essayer de décrire une oeuvre (manga ou autre) afin de la présenter au lecteur qui est supposée ne pas la connaitre. Je tiens avant tout à vous dire que pour moi cet anime est un pur CHEF D’OEUVRE que je vous conseille absoluement (sachez enfin que je le préfère à Akira (insultez moi si vous voulez mais bon la richesse c’est la diversité en particuliers celle des opinions)). Donc je vais vous parler de la forme d’abord puis du fond. Il faut que vous compreniez bien que les deux ne soient pas dissociables, je l’ai fait ; cette dichotomie m’a parue nécessaire pour donner un exposé plus clair, bon trêve de blabla maintenant action !
Commentaire
La forme :
1/ Cet anime a été réalisé en 1997 (il me semble mais j’en suis pas sur) par OSHII Mamoru (qui réalisa aussi "Avalon", les patlabors (1 et 2) (que je vous recommande chaudement en passant comme ça (Avalon aussi bien sur)). L’oeuvre est tirée d’un manga du même nom réalisé par SHIROW Masamune. Si l’anime reprend l’univers du manga, les personnages, il en est pourtant très différent en particulier par "le fond" (ce dont je vais vous parler à la fin) est différent, je ne l’ai pas retrouvé dans le manga ...
2/ La réalisation est tout bonnement magnifique (je vous préviens vous allez le lire ce mot jusqu’à la fin mais j’aimerais qu’il garde à vos yeux la même valeur et surtout pas qu’il perde sa valeur du fait que je vais l’employer à répétition donc s’il vous plait faites un effort), jamais elle ne pêche si certains pourront dire qu’elle est un peu trop lente parfois c’est qu’ils pas bien compris car tout ,dans cet anime, est voulu et rien n’est laissé au hasard.
3/ La mise en scène est magnifique, dans ce sens où elle sert son propos, où elle l’approfondit et nous amène encore plus loin dans les sensations ressenties à la vue de cet anime.
4/ Les musiques ont été réalisées par un "collègue" (mot marseillais d’origine) d’OSHII M. qui est KAWAI Kenji, et attention là comment je pourais le dire simplement, sans m’emporter, C’EST MAGNIFIQUE tout simplement et je vous prie de me croire. Elle est indissociable de l’image, elle épouse parfaitement chaque dessin, chaque trait, chaque couleur à l’écran.
5/ L’histoire de GITS nous plonge en 2029 à ce que l’on pourrait nommer Tokyo. Pourquoi "pourrait" simplement ? A titre d’exemple divers écritaux, panneaux, ou autres ne sont japonais mais en chinois, pourquoi me direz vous ? Pour moi c’est une façon pour l’auteur de perdre son spectateur dans son univers (celui de l’auteur) car cela brouille les repères, voilà pour faire simple. Le monde a bien changé par rapport à celui que l’on connait aujourd’hui mais il n’en est pas pour autant improbable bien au contraire, et voilà qui pourrait terrifier ou combler de joie selon les points de vue. La technologie (électronique, informatique...) a connu une révolution(voire plusieurs), ce qui lui a permis de connaitre un essor phénomènal à tel point que les machines (manifestations physiques de la technologie) sont devenues incontournables, tout ou presque passe par elles, les réseaux d’informations sont giagantesques (imaginez un internet partout, disponible à tout les coins de rue) et nécessaire pour vivre (c’est un point important l’homme est dépendant de sa technologie et ceci en bien des aspects). Dans ce monde se cotoient les humains bien sûr, les cyborgs (machine a apparence humaine, qui reprend le meilleur de l’homme (l’organisation en particulier) en l’améliorant grâce à la technologie, ainsi les cyborgs ont des tissus musculaires ressemblant à celui humain, par exemple l’organisation avec un centre nerveux central (non ce n’est pas un pléonasme le SNC= la moelle, le tronc cerebral, le pont..... jusqu’aux hémisphères sans oublier la rétine) amélioré entre autre par une augmentaion de la vitesse de conduction de l’information, les machines. Ces deux dernières (les machines et les cyborgs) catégories sont même pour certaines d’entre elles animées par une volonté qui leur est "propre", c’est un terme à prendre avec des pincettes, ainsi un cyborg peut avoir un job et rentrer le soir chez lui et mater la télé puis retourner au taff le lendemain, bref comme les hommes d’aujourd’hui. En outre les personnes peuvent connecter sur les réseaux d’informations (internet etc...) de manière "directe" c’est à dire que par un petit branchement entre la presonne et une machine, la personne "surfe" alors sur les réseaux d’informations sous une forme pariticulière appelée le Ghost (image dans le miroir de la technologie, conversion dans le monde technologique ou correspondance exacte dans ce même monde de l’AME [chose pouvant être faux pour les initiés elle trouvera sa raison d’être à la fin].
Après une présentation de l’univers indigeste, passons à l’histoire proprement dite : elle met en scène le Major KUSANAGHI Motoko, une cyborg aux formes ... nous dirons plutôt gâter par la nature (la technologie plutôt), appartenant à la section 9 d’une brigade "policière" spéciale à la solde du gouvernement et de son principal coéquipier Batu (qui apparait en retrait par rapport au major). Elle doit traquer,épaulée par son coéquipier Batu, un criminel, appelé le Puppet Master , qui manipule et hacke le ghost de personnes qui "surfe". L’enquête se complique, l’anime par la même occasion, avec des incidents politiques divers qui se greffent et le fait que le gouvernement ne semble pas être totalement clair dans l’affaire, en clair et en gros pour raccourcir c’est un polar mêlant SF et politique.
Le fond : C’est la une tâche très ardue à laquelle je m’atelle car je vais vous parler de mon interprétation or chaque personne se fera sa propre interprétation de cette oeuvre magnifique. En effet Ghost in the shell fait partie du cercle des oeuvres très fermées qui vous changent après les avoir regarder, dans le sens où elle vous fait réfléchir, changer votre vision du monde.... pour simplifier. Vous l’aurez compris GITS est vraiment à part. Elle est une oeuvre philosophique impressionnante et donc par définition même de la philosophie le texte sera totalement basé. Je vais cependant essayer de garder une certaine objectivité ou un certain recul, car le plus important est qu’il faut que vous vous fassiez votre propre idée en voyant cette oeuvre sans que je vous aie déjà tout gaché en vous imposant mon interprétation.
Certains disent que l’histoire n’est qu’un prétexte or c’est loin d’être aussi simple, bien au contraire elle a un rôle fondamental, mais je ne m’y attarderai pas dessus car elle me semble trop longue a clairement expliqué.
Je vais maintenant parler de deux choses qui me tiennent à coeur : 1/ le générique ; il dure 5 min en gros et on assiste à la génèse ou plutôt la naissance du cyborg Kasuragi. Naissance ? Oui, la naissance dans toute la symbolique qu’elle implique. Les machines donnent la vie. Est ce possible ? Ce point est à relier au suivant. Outre ses qualités techniques il nous fait entrer de plein pied dans le sujet de la meilleure des manières qu’il soit (ce sujet qui sera le 2ième point). 2/ La question fondamentale de cette oeuvre est "qu’est ce qu’un être humain ?". Ainsi le récit raconte le questionnement de Kasuragi sur sa condition de cyborg et ce qui la différencie des humains. Le Ghost (fantôme) est là l’élément le plus imortant. Il est ce qu’il défini les hommes nous dira-t-on et je l’assimilerais volontiers à l’âme or karusagi en possède un(e) alors pourquoi ne serais-t-elle pas humaine ? Son Ghost est enfermé dans son corps artificiel (cela explique le titre "Ghost in the shell" = esprit/âme/ghost enfermé(e) dans une coquille(le corps artificiel)) et ce ghost peut se dissocier de cette "coquille" quand elle surfe sur les réseaux d’informations en s’y connectant. Cette dissociation entre l’âme et le corps physique me rappelle Descartes. Le corps de Kasuragi ne serait rien q’une vague coquille n’ayant pas d’intéret sauf d’être le réceptacle de l’âme. La conscience de soi, le fait de pouvoir réflechir à nos actions en termes de conséquences, portée... est fondamentale pour définir l’homme. La conscience de soi est l’essence de la vie (humaine du moins), elle est comprise ou non dans l’âme selon vos propres conceptions, et Kasuragi en fait preuve tout au long de l’anime. Vous me direz probablement que on a jamais réellement pu definir la conscience de soi à un niveau molleculaire, cellulaire, physiologique, et qu’elle ne définit pas à elle seule l’homme. Un autre élément qui nous definit en tant qu’homme ce sont nos souvenirs, notre passé, nos expériences (et les conclusions qu’on en a tirées grâce au retour reflexif que l’on est capable d’effectuer).
Donc pour résumer les souvenirs sont fondamentaux dans le sens où ils nous définissent, or le major Kasuragi en possède de nombreux qu’importe qu’il ne soient qu’artificiels,elle possède alors deux choses caractéristiques de l’homme pourquoi n’est elle pas humaine ? Les notres sont ils vrais ? [la mémoire a souvent été comparée a une bibliothèque or l’image est fausse, divers études ont permis d’aboutir à la conclusion que l’image plus appropriée serait une bibliothèque mais avec un écrivain à l’intérieur, en gros notre mémoire est malléable et nous n’avons peut-être (surement) pas vécu tout ce que nous avons en mémoire, mais loin de moi l’idée de remettre en question tous vos souvenirs]. Donc la question se repose désormais : "Qu’est ce qui definit l’homme ? Pourquoi Kasuragi n’est elle pas humaine ?"
Voilà les deux points que je voulais aborder lors de ma conclusion, mais sachez que si ces points me semblent fondamentaux ils sont loins d’être les seuls, en effet GITS est une mine à sujets philosophique, métaphysique.... La réflexion de OSHII M. prend appui sur des auteurs nombreux ainsi que la BIBLE...
Conclusion
J’espère que je vous aurez convaincu de regarder ce chez d’oeuvre car là est bien l’objectif final vers quoi je tends. Oubliez tout ce que j’ai dit avant et ruez vous sur votre télévision avec une k7 ou un DVD de Ghost in the Shell (ou attendez une diffusion télévision vu qu’il passe de temps en temps sur certains chaînes..).